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Fraude à la Banque Atlantique : 7 ans de prison requis contre un agent du service juridique

Auteur: Ivoirematin

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Fraude à la Banque Atlantique : 7 ans de prison requis contre un agent du service juridique

Le tribunal du Pôle Pénal Économique et Financier (PPEF) d'Abidjan-Cocody a été le théâtre d'un procès retentissant ce jeudi 19 février 2026. Y.F., ancien agent du service juridique de la Banque Atlantique de Côte d’Ivoire (BACI), a comparu pour avoir orchestré un détournement massif de fonds issus de comptes de succession.

Un réquisitoire cinglant : « Le repos des morts troublé »

Le procureur de la République n’a pas retenu ses coups face à la gravité des actes. Accusant le prévenu de s'être attaqué aux ressources des plus vulnérables — veuves et orphelins — il a requis une peine exemplaire :

  1. 7 ans de prison ferme ;
  2. 600 millions FCFA d'amende ;
  3. Privation de droits civiques et peines complémentaires.
« Il tripatouille les documents pour se faire remettre l’argent des morts », a martelé le parquet, soulignant le cynisme de la fraude.

Le « mode opératoire » : failles système et signatures imitées

À la barre, Y.F. n’a pas nié les faits. Son système reposait sur une exploitation méthodique des faiblesses de contrôle interne de la BACI. Pour détourner l'argent des héritiers, l'agent procédait ainsi :

  1. Imitation de signatures de ses supérieurs hiérarchiques.
  2. Modification des bénéficiaires : il rédigeait des mémos au nom de commerçants tiers plutôt qu'aux ayants droit.
  3. Manipulation des frais : il a admis avoir gonflé les commissions bancaires de 2,2 % à 5 % en toute impunité.

Le prévenu a reconnu avoir empoché 227 millions FCFA par ce biais, utilisant 120 millions pour l'achat de deux véhicules de luxe. Toutefois, l'audit interne de la banque révèle un préjudice bien plus lourd, s'élevant à 446 430 186 FCFA.

Entre aveux et demande de clémence

« J’ai vu une faille et j’ai été piégé par la tentation », s'est défendu Y.F., tout en reconnaissant avoir réussi à faire valider un chèque d'un milliard de FCFA sans aucune vérification préalable.

La défense, de son côté, a tenté de lisser l'image du prévenu. Son avocat a plaidé la « fragilité humaine », présentant son client comme un fils aîné ayant voulu, au départ, accélérer les dossiers de clients peinant à réunir leurs pièces administratives avant de sombrer dans l'engrenage du gain facile.

Enjeux et Verdict

Cette affaire met en lumière d'importantes lacunes dans les protocoles de sécurité des banques ivoiriennes concernant la gestion des successions. La décision finale du tribunal est attendue pour le 12 mars 2026.

Auteur: Ivoirematin
Publié le: Jeudi 19 Février 2026

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