Criminalité financière : L'AGRAC transforme les saisies criminelles en ressources publiques
Le 7 février 2026, Abidjan a été le théâtre d'une opération d'envergure menée par l'Agence de Gestion et de Recouvrement des Avoirs Criminels (AGRAC). Pour sa première vente aux enchères de l'année, l'agence a mobilisé plus de 250 participants autour d'un objectif clair : prouver que le crime ne paie pas.
Les biens mis en vente résultent de procédures judiciaires liées à l'orpaillage illégal, l'escroquerie et le blanchiment de capitaux. Le catalogue comprenait :
Pendant cinq heures, sous la direction de Maître Kouamé Ané Jean Bruce, commissaire de justice, les enchérisseurs venus de tout le pays se sont disputé ces lots dans un cadre strictement réglementé.
L'enjeu pour l'État ivoirien dépasse la simple transaction commerciale. Cette initiative répond à deux impératifs stratégiques :
À noter : Les fonds récoltés ne sont pas immédiatement dépensés. Ils sont sécurisés sur un compte au Trésor Public en attendant les décisions de justice définitives.
En tant qu'établissement public, l'AGRAC est le bras armé de l'État pour l'exécution des décisions de gel et de confiscation. Par ces ventes, l'agence renforce la crédibilité de la lutte contre la délinquance économique et financière en Côte d'Ivoire.
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