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Danielle Boni Claverie et Georges Armand Ouégnin Alexis, respectivement président de l’Union Républicaine pour la Démocratie (URD) et président de la coalition Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté (EDS), ne prendront pas part aux élections que va organiser la Commission Electorale Indépendante (CEI) dans sa forme actuelle.
« L’URD a déjà donné de la voix pour faire savoir que malgré notre ligne politique de ne jamais favoriser la politique de la chaise vide, le parti que je dirige refuse de participer à toutes élections qui ne prendraient pas en compte une réforme de la CEI selon l’arrêt de la Cour Africaine des Droits de l’Homme qui donne injonction à la Côte d’Ivoire d’avoir à rendre conforme la Commission Electorale aux normes juridiques internationales d’équilibre, d’indépendance, de neutralité qui s’attachent à ces institutions vis-à-vis du pouvoir », a déclaré Danielle Boni Claverie.
La présidente de l’URD a interpellé le président Ouattara à ce sujet. Elle lui a rappelé que, son régime s’est bâti en tant membre de l’Union Africaine, sur la suprématie donné aux décisions internationales qui ont autorité sur les lois internes, confirmé par l’article 123 de la Constitution ivoirienne. « Ce qui signifie que cet arrêt de la Cour Africaine des Droits de l’Homme est bien conforme à la Constitution et refuser de l’appliquer assimile notre pays à une république bananière. La Commission Electorale dans sa forme actuelle est caduque et ne peut en aucun cas organiser des élections », a soutenu Boni Claverie. Elle a donc invité l’opposition à parler d’une même voix, en proposant des orientations pour que cette réforme de la CEI ait lieu. Pour ce faire, la présidente de l'URD a souhaité « un nouveau dialogue inclusif avec le gouvernement pour éviter les tensions électorales.
Georges Armand Ouégnin Alexis l'a rejoint dans ce sens. Il a dénoncé une tentative de passage en force du pouvoir Ouattara par l’organisation des élections locales avec l’actuelle CEI, nonobstant l’arrêt de la Cour Africaine des droits de l’Homme, et exigé le respect dudit arrêt. « Il faut imposer au gouvernement des conditions d’élections justes, libres et transparents pour sortir du cycle des élections aux lendemains incertains et douloureux », a réclamé le président de EDS.
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