FPI : enquête judiciaire exigée après la révélation du nom d’une proche de la présidence dans l’affaire Epstein
Le Front populaire ivoirien (FPI) a appelé à l’ouverture immédiate d’une enquête judiciaire suite à la publication des derniers documents de l’affaire Jeffrey Epstein, qui mentionnent le nom d’une proche de la présidence ivoirienne.
Le parti d’opposition estime que ces révélations sont d’une gravité suffisante pour justifier l’intervention des magistrats. Selon les fichiers rendus publics par la justice américaine, Nina Keïta, présentée comme la nièce du chef de l’État, aurait agi comme intermédiaire entre le financier américain et certains cercles politiques et économiques d’Abidjan, facilitant notamment le séjour d’Epstein dans la capitale ivoirienne et des rencontres avec des membres de l’exécutif.
Le FPI avertit que des victimes mineures pourraient se trouver sur le territoire national et que l’absence de poursuites ou d’enquête pourrait être interprétée comme un signe de complaisance. Dans un communiqué rendu public, le parti réclame des investigations transparentes et rapides. Ces révélations s’inscrivent dans la vaste mise à disposition de documents judiciaires organisée par les autorités américaines, qui ont permis à la presse et à des organisations de défense des droits de l’homme de recouper des échanges et rendez‑vous impliquant Epstein et plusieurs personnalités étrangères.
Des voix de la société civile demandent qu’une procédure impartiale soit menée en Côte d’Ivoire afin de vérifier les allégations sans se laisser guider par les rumeurs.
Parmi les éléments publiés figurent des correspondances et des comptes rendus de déplacements. En 2012, Epstein aurait été invité à Abidjan et logé dans une suite de haut standing, où il aurait été présenté à des responsables ivoiriens. Les documents évoquent également des échanges concernant de jeunes femmes mises en relation pour des rencontres à l’étranger, selon les investigations journalistiques effectuées après la diffusion des fichiers.
Face à ces révélations, le FPI demande non seulement l’ouverture d’une enquête judiciaire, mais aussi des mesures conservatoires pour garantir la manifestation de la vérité, y compris la suspension temporaire de fonctions publiques pour les personnes citées dans les dossiers le temps des vérifications.
Les organisations de défense des droits insistent sur une procédure rigoureuse, respectueuse des droits des victimes et des mis en cause.
À ce jour, ni Nina Keïta ni le palais présidentiel n’ont fourni de déclaration permettant de clarifier la nature exacte des liens évoqués dans les documents. La demande d’éclaircissements du FPI ouvre ainsi une nouvelle séquence politique qui pourrait peser sur le débat public dans les jours à venir.
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