Lutte contre la criminalité financière : INTERPOL renforce les capacités des acteurs de la chaîne pénale à Abidjan
La Côte d’Ivoire poursuit le renforcement de son dispositif de lutte contre la criminalité financière. Dans cette dynamique, le Bureau régional d’INTERPOL à Abidjan a lancé, le lundi 8 juin 2026, un atelier national consacré aux investigations financières, à la récupération des avoirs criminels et à la lutte contre la corruption.
Pendant cinq jours, jusqu’au 12 juin, des magistrats, des officiers de police et de gendarmerie, des agents de l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs criminels (AGRAC) ainsi que des officiers du Bureau central national (BCN) INTERPOL prendront part à cette session de renforcement des capacités.
L’initiative est portée par le Centre d’INTERPOL de lutte contre la corruption et la criminalité financière (IFCACC), en partenariat avec le Pôle pénal économique et financier (PPEF) et la GIZ, dans le cadre du projet « Bonne gouvernance pour davantage de redevabilité, d’intégrité et de transparence en Côte d’Ivoire (Bonne Gouvernance II) ».
L’objectif est de permettre aux acteurs de la chaîne pénale de mieux maîtriser les méthodes modernes d’enquêtes financières. Les participants seront notamment formés aux enquêtes parallèles, à l’identification des bénéficiaires effectifs, au démantèlement des sociétés écrans, au traçage des patrimoines illicites et aux investigations portant sur les actifs numériques. Les questions liées à la corruption dans les marchés publics et dans le sport figurent également au programme des échanges.
À l’ouverture des travaux, le directeur de cabinet du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Bernard Kouassi, représentant le Garde des Sceaux, a réaffirmé la détermination des autorités ivoiriennes à combattre les flux financiers illicites. Il a rappelé la vision du gouvernement consistant à « Faire de la Côte d'Ivoire un espace hostile aux capitaux d'origine illicite. »
Pour sa part, le représentant de la cheffe du Bureau régional d’INTERPOL à Abidjan, Daoud Traoré, a insisté sur l’importance de la coopération entre les différents services engagés dans la lutte contre les crimes financiers. « C’est dans l’unité de nos méthodes et la fluidité de notre communication que nous pourrons lutter efficacement contre les réseaux criminels », a-t-il déclaré.
Au-delà de cette formation, le projet Bonne Gouvernance II prévoit des activités de mentorat, des formations de formateurs ainsi que l’élaboration de guides et d’outils opérationnels destinés à renforcer durablement les capacités nationales en matière d’enquêtes financières complexes.
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