Elle sanctionne ses employés et subit un harcèlement numérique violent
Une rigueur professionnelle qui tourne au harcèlement criminel. La Plateforme de lutte contre la cybercriminalité (PLCC) a révélé, ce vendredi 13 mars 2026, l’interpellation d’un individu ayant pris pour cible la directrice d’un établissement scolaire.
Tout débute au retour des congés de Noël. Face aux absences répétées et aux retards injustifiés de son équipe, la directrice, Mme D.C.A.D., décide de serrer la vis en appliquant des sanctions disciplinaires. Deux employés, de nouveau absents sans motif après la reprise, font l’objet d’un rappel à l’ordre.
Peu après ces mesures, la responsable devient la cible d'un inconnu. Elle reçoit une série de messages d'une rare violence sur son téléphone :
Acculée, la directrice porte plainte auprès de la PLCC. L’expertise technique de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) a permis de remonter jusqu'à l'auteur des messages : un certain K.K.P.D.
Lors de son interrogatoire, le suspect a avoué les faits. Son mobile ? Une vengeance familiale. Il a affirmé avoir agi par colère pour défendre sa tante, alors en conflit avec la directrice au sein de l'école.
Malgré ses excuses et ses regrets, K.K.P.D. a été déféré devant les autorités judiciaires. Il est poursuivi sur la base de la loi n°2013-451 du 19 juin 2013 relative à la lutte contre la cybercriminalité pour :
Note : Cet incident rappelle que l'anonymat numérique est une illusion et que les menaces proférées via les réseaux sociaux ou messageries privées sont passibles de lourdes sanctions pénales en Côte d'Ivoire.
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