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Angela Davis, 72 ans, a donné une conférence à Paris le 25 novembre, sous l’égide de l’Institut du Tout Monde (ITM), de la Fondation maison des sciences de l’homme (FMSH) et de l’Université de New York (NYU). L’égérie de la cause noire aux Etats-Unis y a livré, sans complaisance, ses réflexions après l’élection de Donald Trump à la présidence de son pays.
« Nous étions loin d’imaginer qu’il serait élu – et lui aussi, je pense, a déclaré Angela Davis, devant une salle archi-comble de la Maison de l’Amérique latine, boulevard Saint-Germain. Même George Bush nous paraît mieux que lui aujourd’hui… C’est dire ! Comment se remettre d’un tel choc ? Je crois qu’il nous faudra lutter dans la période qui s’ouvre, comme jamais auparavant ».
Rappelant le mouvement de balancier propre au système bipartite américain, fait de réactions et de contre-réactions, elle a dit avoir accueilli la nouvelle de la victoire de Donald Trump « avec le même sentiment de dévastation qu’après l’élection de Richard Nixon en 1969, qui représentait déjà une réaction contre-révolutionnaire aux puissants mouvements de contestation des années 1960 ».
Née en 1944 à Birmingham, en Alabama, un Etat ségrégationniste du Sud des Etats-Unis, Angela Davis, fille d’enseignants, s’est formée à la philosophie aux Etats-Unis et en Europe – à la Sorbonne en 1963 et 1964 puis à Francfort, en Allemagne, où elle a suivi les cours du célèbre Theodor Adorno. Féministe et communiste, elle a été recherchée par le FBI en 1970 après une prise d’otages organisée par le Black Panthers Party (BPP), qu’elle a rejoint en 1968 après l’assassinat de Martin Luther King. Lire la suite
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