OPPOSITION POLITIQUE, LES CAMPS SORO ET AFFI SE FONT LA GUERRE

  • Source: : Web-News | Le 04 février, 2021 à 16:02:01 | Lu 1207 fois | 0 Commentaires
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OPPOSITION POLITIQUE, LES CAMPS SORO ET AFFI SE FONT LA GUERRE

Depuis quelques semaines, les partisans de Guillaumes Soro, ancien président de l’Assemblée nationale et ceux de Pascal Affi N’Guessan, président légal du Front populaire ivoirien (FPI) se livrent à une guerre par médias et réseaux sociaux interposés. 

Après l’échec de l’opposition politique de contrer la réélection du président Alassane Ouattara le 31 octobre 2020, et la mort précoce du Conseil national de transition (CNT) qui avaient été annoncés par les opposants ivoiriens, rien ne va plus entre les détracteurs d’Alassane Ouattara. Précisément ceux des camps Affi et Soro. Les partisans de Guillaume Soro, le président du Générations et peuples solidaires (GPS), et ceux du président du FPI se livrent une « guerre verbale ».

« Depuis quelques mois, de façon récurrente, la meute digitale de chacals agonisants de l’ex-chef rebelle, Guillaume Soro, ne cesse de s’en prendre sur la toile aux principaux leaders de l’opposition. Après Gbagbo, Bédié et Blé Goudé, c’est maintenant au président Affi N’Guessan qu’ils ont choisi de déverser leur bave puante et dégoulinante de haine. Ils croient ainsi pouvoir trouver grâce auprès des Ivoiriens qu’ils ont massivement endeuillés durant 10 ans avec leur meurtrière rébellion », a écrit Jean Bonin, vice-président du FPI et porte-parole du président Pascal Affi N’Guessan sur sa page Facebook le mardi 2 février 2021.

La réaction du camp Guillaume Soro ne s’est pas fait attendre. C’est Franklin Nyamsi, porte-parole du député de Ferkessédougou qui a apporté la réplique. Le Professeur agrégé de philosophie s’en est pris à Geneviève Götzinger, la conseillère d’Affi N’Guessan. « Geneviève Götzinger, Jean Bonin, deux bras cassés du traître Affi N’Guessan sont en transe ? On s’en tape. Qu’ils aillent pomper avec leur chouchou à Bongouanou (ville natale d’Affi N’Guessan) ! Le cas Affi est classé », a-t-il réagi sur sa page Facebook.

A la faveur de la présidentielle du 31 octobre 2020, l’opposition politique ivoirienne avait renoué les liens et parlait presque d’une même voix. Cette unité a également été observée aux lendemains de la présidentielle alors que les détracteurs d’Alassane Ouattara sortaient fragilisés avec l’arrestation et la poursuite de plusieurs de ses leaders. Mais des divergences nées de la question de la participation ou non aux législatives n’a pas permis de conserver cette entente.

Une question de différence d’idéologie et de parcours ?

Selon le politologue Martial N’Guessan, la différence d’idéologie et de parcours est à l’origine de cette division. « Guillaume Soro a véritablement fait son entrée en politique après la rébellion armée de 2002 qu’il a dirigée pendant près d’une décennie avant d’occuper de hautes fonctions d’Etat. Pascal Affi N’Guessan et les siens, eux, sont entrés en politique par la voie classique. Ils ont adhéré à un parti politique légalement constitué, dont l’idéologie est le socialisme. L’immense majorité du peuple de Côte d’Ivoire ignore jusqu’à présent à quel courant politique appartient le député de Ferkessédougou », analyse le politologue. Il ajoute que « Si les opposants peinent à coordonner leurs actions contre le pouvoir, cela est dû aux chocs d’intérêts. Et, comme nous le voyons, c’est sur fond de division au sein de l’opposition que l’on s’achemine vers les législatives. Cette opposition a du mal à mettre sur pied des listes communes comme c’est le cas dans certaines localités. Elle fait le jeu du parti au pouvoir sans le savoir », souligne-t-il.


Auteur: 7info - Web-News


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