Liban: Israël doit «renoncer à ses visées territoriales», le Hezbollah doit être désarmé «par les Libanais», dit Macron
Le président français Emmanuel Macron reçoit mardi après-midi 21 avril à Paris le Premier ministre libanais Nawaf Salam, alors que la situation reste très instable au Liban où un cessez-le-feu fragile est entré en vigueur. De nouvelles discussions sont prévues jeudi à Washington entre diplomates israéliens et libanais. Le Liban veut le « retrait total » des forces israéliennes, a déclaré le Premier ministre libanais Nawaf Salam.
Le président français Emmanuel Macron a estimé mardi 21 avril qu’Israël devait « renoncer à ses visées territoriales » au Liban, ajoutant que le Hezbollah pro-iranien devait « cesser » ses tirs vers le territoire israélien et être désarmé « par les Libanais eux-mêmes ».
La trêve en cours « devra être étendue afin de permettre l’amorce d’une véritable dynamique de stabilisation », a dit le président français devant la presse aux côtés du Premier ministre libanais Nawaf Salam, reçu à l’Élysée. Il a plaidé pour un « accord politique entre Israël et le Liban qui garantisse la sécurité des deux pays, l’intégrité territoriale du Liban, et pose les jalons de la normalisation de leurs relations ».
Emmanuel Macron a aussi assuré que la France était « prête à maintenir son engagement sur le terrain » après le départ de la Finul, la mission de l’ONU, programmé pour la fin de l’année.
Le Liban réclame le « retrait total » des forces israéliennes de son territoire, mais aussi le retour des prisonniers et des déplacés libanais, dans le cadre des négociations engagées avec Israël, a affirmé mardi le Premier ministre Nawaf Salam.
Le chef du gouvernement libanais a également affirmé que son pays avait besoin « de 500 millions d'euros pour faire face à la crise humanitaire au cours des six prochains mois ».
Emmanuel Macron a reconnu une « interrogation légitime » sur la possibilité de suspendre l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël, si ce dernier « continue cette politique qui contrevient à son histoire », notamment au Liban.
« Ce n’est pas dans le moment où, il y a quelques jours, Israël a accepté un cessez-le-feu pour le Liban et s’est engagé dans des discussions qu’il faut précipiter une confrontation », a dit le président français, préférant temporiser avant de clarifier la position de la France. « Mais les choses ne peuvent pas continuer comme il y a quelques années, d’évidence », a-t-il ajouté lors de la conférence de presse à l’Élysée avec le Premier ministre libanais Nawaf Salam.
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