Ciblé par des attaques racistes, un collectif d'élus LFI saisit la justice et l'ONU
Face à une recrudescence d'insultes et de menaces, cinq figures de La France insoumise (LFI) montent au créneau. Danièle Obono, Aly Diouara, Carlos Martens Bilongo, Nadège Abomangoli et Bally Bagayoko ont déposé plainte ce jeudi à Paris pour dénoncer une série d'agressions racistes d'une violence déshumanisante.
Le groupe parlementaire a reçu, fin mars, une missive utilisant des images détournées de la bande dessinée Tintin au Congo. Le contenu, qualifié d'injures publiques à caractère raciste, compare explicitement les élus à des animaux et les associe à des légendes coloniales dégradantes.
Me Chirinne Ardakani, avocate des plaignants, fustige un procédé systématique :
« Ce recours à l'animalisation suggère une prétendue supériorité raciale et dénie à ces élus leur appartenance à la communauté nationale. »
Parallèlement à la plainte parisienne, une seconde procédure a été lancée à Tarbes. En cause : des tags découverts sur les murs de Bagnères-de-Bigorre, ciblant nommément Danièle Obono, Carlos Martens Bilongo et Bally Bagayoko avec l'inscription « Remigration ». La municipalité a également porté plainte.
Cette offensive judiciaire intervient dans un climat de tension croissante. Carlos Martens Bilongo avait déjà été la cible de menaces de mort en janvier, tandis que Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, subit régulièrement des attaques médiatiques.
Regrettant le trop grand nombre de plaintes classées sans suite par la justice française, les élus ont décidé de franchir une étape supplémentaire :
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