Algérie : Kamel Daoud condamné à trois ans de prison ferme pour son roman « Houris »
L'écrivain franco-algérien Kamel Daoud, lauréat du prix Goncourt 2024, a annoncé ce mercredi 22 avril 2026 avoir été condamné par la justice algérienne à une peine de trois ans de prison ferme assortie d'une amende de cinq millions de dinars.
Selon un message publié par l'auteur sur le réseau social X, le verdict a été rendu le 21 avril, faisant suite à un procès tenu le 7 avril dernier. Cette condamnation s'appuie sur la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, un texte qui interdit strictement toute publication traitant de la « décennie noire », la guerre civile ayant ravagé le pays entre 1992 et 2002.
« Fait unique dans l'histoire algérienne [...] Je suis condamné en application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale », a déclaré l'écrivain.
À l'heure actuelle, les autorités d'Alger n'ont pas encore officiellement confirmé cette sentence.
Au-delà de l'interdiction légale de traiter du conflit civil, le roman est au cœur d'une vive polémique humaine et judiciaire :
La situation juridique de Kamel Daoud s'est considérablement alourdie ces derniers mois :
Pour rappel, Houris est interdit de publication en Algérie, le pouvoir considérant que le livre rouvre des plaies que la loi de 2005 visait à refermer.
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