Burkina Faso : La justice frappe fort contre l’excision avec 7 condamnations
En l'espace de quelques semaines, les tribunaux burkinabè ont rendu deux verdicts significatifs contre la pratique des mutilations génitales féminines (MGF). Sept personnes ont été condamnées, illustrant la volonté de l'État d'appliquer fermement la loi, même au cœur des zones rurales.
Le 17 février 2026, trois femmes ont comparu devant le tribunal correctionnel de Bobo-Dioulasso. L’affaire, déclenchée par une dénonciation anonyme, concernait l’excision d’une fillette de quatre ans dans le village de Kiri.
Le 3 mars 2026, le Tribunal de grande instance de Koudougou s'est déplacé à Pouni pour une audience foraine. Ce dispositif vise à marquer les esprits directement au sein des communautés.
Quatre individus ont été jugés pour l'excision de quatre bébés, âgés de seulement 3 à 24 mois.
Soutenues par des organisations comme Children Believe, ces actions judiciaires sortent des tribunaux classiques pour sensibiliser les populations. Le message des magistrats est clair : la lutte contre les MGF est l'affaire de tous.
"L’excision entraîne des conséquences irréversibles pour les jeunes filles ; sa disparition nécessite une mobilisation collective, de la dénonciation à la sanction."
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