Sénégal : la mort d’Abdoulaye Ba embrase les écoles, les élèves rejoignent la grève étudiante
La mobilisation s’intensifie dans le secteur éducatif sénégalais. Des élèves du secondaire ont rejoint le mouvement de grève de 72 heures lancé par les étudiants pour réclamer justice après la mort d’Abdoulaye Ba, étudiant à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar.
Dans plusieurs localités du pays, notamment à Dakar, Ziguinchor, Bignona, Oussouye et Mbacké, des cours ont été perturbés. Des salles de classe ont été vidées et des établissements paralysés par des élèves venus exprimer leur solidarité avec les étudiants et dénoncer les violences ayant conduit au drame.
Le décès d’Abdoulaye Ba, survenu à la suite des affrontements sur le campus, a provoqué une vive émotion au sein de la communauté universitaire et au-delà. Les résultats de l’autopsie font état de traumatismes graves, renforçant la colère des étudiants qui exigent que toute la lumière soit faite sur les circonstances de sa mort.
Au cœur des revendications : la justice pour la victime, l’amélioration des conditions de vie et d’études dans les universités, ainsi que le paiement régulier des bourses. Pour de nombreux jeunes, cette mobilisation dépasse désormais le cadre universitaire et traduit un malaise plus profond dans le système éducatif.
Face à la tension, les autorités ont condamné les violences et promis l’ouverture d’enquêtes. Mais sur le terrain, la détermination des manifestants reste forte, faisant craindre une prolongation du mouvement si des réponses concrètes ne sont pas rapidement apportées.
Cette convergence entre élèves et étudiants marque un tournant dans la crise actuelle, donnant à la contestation une dimension nationale et mettant davantage de pression sur le gouvernement.
Commentaires (0)
Participer à la Discussion
Règles de la communauté :
💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.