Tchad : Le projet PACRAS signe-t-il la fin du modèle des camps de réfugiés ?
Au Sud du Tchad, une petite révolution humanitaire est en marche. À Donia (Logone Oriental), le HCR, l’Union européenne et le gouvernement tchadien ont officiellement lancé le PACRAS : le Projet d’Alternative aux Camps et de Résilience Agricole au Sud du Tchad.
L'objectif est clair : sortir 145 000 réfugiés centrafricains de l'assistanat pour les conduire vers l'autonomie économique.
Pour de nombreux Centrafricains, l'exil dure depuis plus de 20 ans. Le PACRAS propose de briser le cycle de la dépendance humanitaire en transformant les bénéficiaires en acteurs économiques.
Financé par l'Union européenne, ce projet ne se limite pas à un simple déménagement. Il s'agit d'un véritable plan de développement local :
| Axe d'intervention | Actions concrètes |
| Agriculture | Mise en commun des terres entre réfugiés et autochtones pour doper la production. |
| Infrastructures | Renforcement des écoles, des centres de santé et de l'accès à l'eau. |
| Économie | Soutien à la commercialisation des récoltes pour dynamiser les marchés locaux. |
Pour éviter les conflits liés à l'usage des ressources naturelles, le PACRAS intègre un volet environnemental fort :
L'enjeu : Garantir une intégration harmonieuse et une entente durable entre les nouveaux arrivants et les populations d'accueil.
Avec plus de 1,5 million de réfugiés, le Tchad est l'un des pays les plus hospitaliers au monde. Si le PACRAS réussit, il pourrait servir de "modèle de référence" pour toute l'Afrique, prouvant qu'une crise prolongée peut se transformer en levier de prospérité partagée.
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