Coupe du monde 2026: le Sénégal défie la France pour un nouvel exploit
Pour son entrée en lice à la Coupe du monde 2026, le Sénégal, champion (ou vice-champion) d’Afrique, défie la France, finaliste du dernier Mondial, ce mardi à New York (19h TU). Vingt-quatre ans après l’exploit fondateur de 2002, les Lions rêvent de faire vaciller à nouveau les Bleus, décidés, eux, à lancer leur tournoi par une victoire face à un adversaire qu’ils savent coriace.
Ce France-Sénégal ne peut pas être un match comme les autres pour les joueurs et les supporters sénégalais. Parce qu’il convoque forcément le souvenir glorieux de la victoire des Lions en match d’ouverture de la Coupe du monde 2002 face aux champions du monde français. Parce que l’ombre de Pape Bouba Diop, unique buteur ce soir-là, aujourd’hui décédé, planera sur cette rencontre. Parce qu’El Hadji Diouf, l’un des héros de cet exploit monumental, s’est évertué ces derniers jours, sur de nombreux supports, à rappeler la performance majuscule des siens. Et la sienne.
Aujourd’hui, Pape Thiaw, joueur de cette génération et témoin, depuis le banc, de la performance XXL des Lions, est devenu le sélectionneur du Sénégal version 2026, chargé d’essayer de rééditer l’exploit. Il a beau répéter que ce match à Daegu (Corée du Sud) « appartient au passé », il confie qu’il va forcément remonter le temps dans la préparation de cette affiche. Il compte notamment s’inspirer de Bruno Metsu, le sélectionneur d’alors, et de ses discours pour galvaniser les troupes. « Metsu, c’était comme un papa, c’est un mentor, paix à son âme. J’ai beaucoup appris de lui. Demain, il y aura donc un peu de l’effet Bruno Metsu dans le discours », promet Thiaw.
L’émotion sera peut-être plus du côté des Lions, qui devront la gérer autant que les attaques de Mbappé, Olise et autres Dembélé.
Du côté des Bleus, l’objectif est clair : la victoire, pour bien lancer la compétition. Didier Deschamps, qui a toujours remporté son premier match dans un grand tournoi depuis qu’il est à la tête de l’équipe de France, assure que le souvenir de 2002 n’est pas un sujet, ni pour lui ni pour ses joueurs. « La quasi-totalité de mes joueurs n’étaient pas nés en 2002. Il n’y a pas de revanche dans le football, c’est une nouvelle page à écrire. 2002, c’était tant mieux pour le Sénégal, on va tout faire pour que le résultat soit dans notre sens. »
« On cherche la victoire, pas la revanche », avait déjà lancé N’Golo Kanté, le milieu de terrain français.

Cette affiche, initialement classée rouge par Météo Mondial en raison d’un risque de canicule et d’orage, se jouera finalement dans des conditions presque idéales, compte tenu de l’heure locale du coup d’envoi (15h). C’est entre 25 et 26 degrés, maximum 30, que Lions et Bleus se feront face au MetLife Stadium.
Aux dernières nouvelles, les deux équipes arrivent avec toutes leurs forces. Côté sénégalais, le capitaine Kalidou Koulibaly et le vice-capitaine Idrissa Gueye, blessés avant la Coupe du monde, ont repris l’entraînement. Mais seront-ils prêts pour une rencontre qui s’annonce à haute intensité ?
« Tout mon effectif est à ma disposition. C’est à moi et à mon staff de faire les bons choix », rassure Pape Thiaw.
Toujours est-il que le Sénégal devra être très grand pour réussir l’exploit de faire tomber les vice-champions du monde, qui ne s’attendent pas à passer un après-midi tranquille, même si Deschamps ne compte pas déroger à ses habitudes. « Sur le papier, le Sénégal est un adversaire de très haut niveau, qui fait partie des meilleures équipes africaines et mondiales, mais on a préparé ce match avec le même respect que contre l’Australie et le Honduras lors des deux dernières Coupes du monde. »
Les hommes de Pape Thiaw devront donc être immenses pour résister à l’attaque polymorphe de la France, et inspirés devant pour surprendre l’arrière-garde des Bleus, sans doute le point le plus fragile d’une équipe pourtant classée parmi les grands favoris de ce Mondial.
Il y a moins d’un an, en septembre dernier, en match amical, les Lions avaient éteint Harry Kane et l’Angleterre (3-1), avant de baisser pavillon devant Vinicius et le Brésil (0-2) deux mois plus tard.
Face à la France, le défi est plus grand. Et il ne s’agira plus de surprendre le monde comme en Corée, mais de confirmer que le Sénégal est capable de refaire tomber les Bleus, même au cœur de New York.
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