Le CNRA sous pression : Entre harcèlement fiscal et menaces sur son patrimoine foncier
Le Centre National de Recherche Agronomique (CNRA) traverse une zone de fortes turbulences. Lors de la cérémonie de présentation des vœux et de l’hommage aux retraités, le 12 février 2026 à Adiopodoumé, les responsables de l’institution ont levé le voile sur les défis majeurs qui menacent la survie de la recherche agronomique ivoirienne.
Le spectre de la fiscalité sur la recherche Pour la première fois de son histoire, le CNRA fait face à une offensive de l’administration fiscale. À Bouaké, la direction régionale s'est vue réclamer près de 200 millions de FCFA d'impôts pour l'année en cours, concernant uniquement ses sites de moindre superficie. Si des négociations menées par la direction générale ont permis d'annuler cette créance pour le moment, l'inquiétude demeure. Le Dr Kouassi Cyril, directeur régional à Bouaké, plaide pour une clarification définitive du statut d'exonération du centre afin d'éviter de nouvelles pressions en 2026.
Une crise foncière sans précédent Plus grave encore, l'intégrité physique des centres de recherche est menacée par des conflits fonciers. À Abidjan comme à l’intérieur du pays, des individus munis d'Arrêtés de Concession Définitive (ACD) revendiquent la propriété de parcelles pourtant occupées par le CNRA. Le siège d’Adiopodoumé est lui-même la cible de ces revendications, obligeant l’institution à solliciter l’intervention de la gendarmerie pour sécuriser ses bâtiments administratifs.
Face à cette double crise, syndicats et direction générale affichent un front uni : la priorité absolue de l’année 2026 sera la sécurisation du patrimoine foncier, socle indispensable à toute avancée scientifique.
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