TCHAD/ Sarh : Une église dans le viseur des autorités après la mort suspecte d'une fidèle
La ville de Sarh est sous le choc après le décès mystérieux d'une enseignante. Ce drame met en lumière les activités controversées d'une communauté religieuse du 6ᵉ arrondissement, dont les méthodes interrogent de plus en plus les habitants et la justice.
L’église au cœur de la polémique, baptisée « Les Élus de Dieu » et dirigée par Noubaramadji Moïse, n’en est pas à son premier scandale. Selon plusieurs témoignages, le mouvement s'était initialement établi à Koumra en 2021. À l'époque, les autorités locales les auraient expulsés de la ville suite à de nombreuses plaintes concernant leurs pratiques jugées inquiétantes. C’est après ce bannissement que le groupe s'est réinstallé au quartier Maingara résidentiel, à Sarh.
Au-delà du décès de l'enseignante, ce sont les règles de vie imposées par la communauté qui alimentent la colère de la population :
Le décès de la victime a servi de détonateur. Alertées par l'annonce de sa disparition, les autorités municipales, par la voix de Sidothe Beteloum, secrétaire de séance à la mairie de Sarh, ont immédiatement réagi. Les forces de défense et de sécurité ont
investi les lieux pour interpeller les dirigeants de la secte ainsi que plusieurs fidèles.
Interrogé par les médias locaux, le leader de l’église, Noubaramadji Moïse, a choisi de garder le silence, se bornant à déclarer que « seule la justice de Dieu fera son travail ».
Situation actuelle : Une enquête judiciaire a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes du décès. Le corps de l'enseignante repose actuellement à la morgue de l'hôpital provincial Outel Bono de Sarh.
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