Madagascar : Le Fonds souverain au cœur d'une tentative de coup d'État
L'actualité judiciaire malgache s'accélère. Le samedi 4 avril, le pôle anti-corruption d’Antananarivo a ordonné l'incarcération de six individus impliqués dans un détournement massif de fonds publics au sein du Fonds souverain malagasy (FSM). Cette affaire de corruption est désormais officiellement liée à la récente tentative d'assassinat visant le président de la Refondation, Michaël Randrianirina.
L'enquête, déclenchée le 20 mars après une plainte de la présidence, a mis en lumière un « contournement systématique des procédures » de décaissement entre le 12 février et le 13 mars. Au total, ce sont 19,4 milliards d’ariary (environ 4 millions d’euros) qui auraient été frauduleusement soustraits.
La ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, a souligné une coïncidence frappante : ce montant correspond quasi exactement aux sommes identifiées pour financer le projet de renversement du pouvoir.
Le cerveau présumé de ces opérations financières est le général de brigade aérienne Jean Alfred Rakotomaronirina. Nommé directeur général par intérim du FSM en janvier dernier, ce militaire à la retraite est aujourd'hui sous les verrous. Selon la garde des Sceaux, son implication serait directe tant dans la malversation financière que dans le complot visant le chef de l'État.
Le dossier global, qui mêle corruption et atteinte à la sûreté de l'État, prend une ampleur inédite :
En résumé : Ce qui semblait être une affaire de corruption administrative s'avère être, selon le gouvernement, le moteur financier d'une déstabilisation politique majeure à Madagascar.
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