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La Norvège envisage déjà de réduire sa commande de frégates britanniques de type 26

Auteur: Opex360

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La Norvège envisage déjà de réduire sa commande de frégates britanniques de type 26

Le 31 août dernier, la Norvège fit savoir qu’elle avait retenu BAE Systems pour lui livrer cinq ou six frégates de type 26 [ou classe City] à l’issue d’un appel d’offres d’une valeur de 8,5 milliards d’euros. « Ce sont les performances et l’étroitesse du partenariat qui ont fondé notre conviction commune sur le fait que l’offre britannique était la meilleure, ainsi que l’intégration très étroite entre la marine norvégienne et la marine britannique au fil du temps », justifia Jonas Gahr Støre, son Premier ministre.

Le 31 août dernier, la Norvège fit savoir qu’elle avait retenu BAE Systems pour lui livrer cinq ou six frégates de type 26 [ou classe City] à l’issue d’un appel d’offres d’une valeur de 8,5 milliards d’euros. « Ce sont les performances et l’étroitesse du partenariat qui ont fondé notre conviction commune sur le fait que l’offre britannique était la meilleure, ainsi que l’intégration très étroite entre la marine norvégienne et la marine britannique au fil du temps », justifia Jonas Gahr Støre, son Premier ministre. 

Dans la foulée, Londres se félicita de cette décision en soulignant qu’elle allait donner lieu au « plus important contrat d’exportation de navires de guerre jamais conclu par le Royaume-Uni en termes de valeur ». Et le secrétaire britannique à la Défense, John Healey, expliqua que « cet accord permettrait de déployer davantage de navires de guerre de classe mondiale dans l’Atlantique Nord pour traquer les sous-marins russes, protéger nos infrastructures critiques et assurer la sécurité de nos deux nations ». 

Seulement, dans les recommandations qu’il avait remises à son gouvernement en 2023, le chef d’état-major des forces armées norvégiennes, le général Eirik Kristoffersen, expliqua que, s’il fallait faire un choix, l’achat de deux sous-marins U212CD supplémentaires auprès de l’allemand TKMS [en plus des quatre exemplaires déjà commandés] était préférable à celui de nouvelles frégates. « Cela permettra de doubler la disponibilité opérationnelle et de renforcer la capacité à contester la liberté de mouvement d’un adversaire », avait-il plaidé. 

C’est ainsi que, le 30 janvier, le ministère norvégien de la Défense a notifié un nouveau contrat à TKMS pour se procurer les deux sous-marins U212CD souhaités par le général Kristoffersen. 

« La Norvège est une nation côtière et maritime, et les sous-marins sont absolument essentiels à sa défense. Nous constatons une intensification de l’activité des forces russes dans l’Atlantique Nord et la mer de Barents. En tant que sentinelle de l’Otan dans l’hémisphère Nord, notre capacité à démontrer une présence, à surveiller et à dissuader toute menace dans notre zone d’influence immédiate est donc plus que jamais cruciale. Dans ce contexte, les sous-marins sont absolument indispensables », avait fait valoir Tore O. Sandvik, le ministre norvégien de la Défense, après avoir confirmé la commande de deux U212 CD supplémentaires, en décembre dernier. 

Le souci est que le prix unitaire des sous-marins construits par TKMS a beaucoup augmenté depuis la notification du premier contrat. Et même si les dépenses militaires norvégiennes doivent progresser significativement dans les années à venir, grâce à un plan de 51,9 milliards d’euros, il n’est pas certain que cela soit suffisant pour acquérir aussi les cinq ou six frégates de type 26 prévues. 

Aussi, selon le quotidien Verdens Gang [VG], les responsables militaires norvégiens envisagent de réduire le nombre de nouvelles frégates à commander. 

« Le budget alloué à l’acquisition des sous-marins a quasiment doublé, atteignant 96 milliards de couronnes. Le ministère de la Défense a signé un contrat avec le chantier naval allemand TKMS pour la commande de deux sous-marins supplémentaires. Cela signifie qu’il faut procéder à des coupes plus importantes ailleurs ou bien investir davantage d’argent », a résumé le journal. 

Pour rester dans les limites fixées par le plan de défense 2025-36, le ministère norvégien de la Défense « examine actuellement la possibilité d’acquérir moins de cinq frégates », ont indiqué plusieurs sources « proches du dossier » à VG. 

Cela étant, réduire la commande de frégates à seulement trois unités, comme certains responsables politiques le préconisent, ne serait pas forcément une bonne idée. Tel est l’avis du commandant Tor Ivar Strømmen, de l’Académie navale norvégienne. 

« Si nous réduisons leur nombre et n’en acquérons que trois, nous n’aurons en réalité que deux frégates disponibles simultanément, au mieux. Nous ne pourrons alors pas remplir des missions essentielles au sein de l’Otan, comme contribuer à la lutte anti-sous-marine en mer de Norvège et sécuriser l’accès aux ports, et donc le ravitaillement et les renforts pour la Norvège, la Suède et la Finlande. Tout cela doit être fait de concert », a-t-il expliqué.

Auteur: Opex360
Publié le: Mercredi 04 Février 2026

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