PPEF : 10 ans requis contre une employée de banque pour détournement de près d’un milliard FCFA
Nouvelle audience marquante au Pôle Pénal Économique et Financier (PPEF). Le parquet a requis de lourdes peines dans une affaire de détournement massif de fonds impliquant une employée de la Société Générale Côte d’Ivoire (SGCI), son entourage proche et d’autres complices présumés.
Au cœur du dossier : dame OS, employée chargée de la gestion de comptes faisant l’objet de saisies judiciaires. Selon le ministère public, elle aurait, pendant cinq ans, détourné des fonds issus de ces comptes pour les virer vers des proches.
Les montants sont précis :
-196 millions FCFA transférés à son amant ;
-127 millions FCFA envoyés à un ami.
À la barre, l’accusée n’a pas contesté les faits. Après les réquisitions du Procureur de la République, elle s’est contentée d’un sobre :
« Je demande pardon. »
Le parquet a requis 10 ans de prison ferme et 967 millions FCFA d’amende contre elle, pour abus de confiance et blanchiment de capitaux.
OS n’était pas seule dans le box des accusés. Le procureur a également requis :
-10 ans de prison ferme et 980 millions FCFA d’amende contre son amant, AE ;
-10 ans de prison ferme et 381 millions FCFA d’amende contre son ami, bénéficiaire des 127 millions FCFA.
Le ministère public estime qu’ils ont sciemment bénéficié de fonds détournés.
L’affaire ne s’arrête pas là. Adou Kouadio Cyril et Bêchet Guy, tous deux en fuite, ont écopé de 20 ans de prison ferme assortis de 3,9 milliards FCFA d’amendes.
Selon les déclarations du parquet, Adou Kouadio Cyril aurait succédé à OS dans le service et utilisé le même procédé pour détourner près d’un milliard FCFA. Il aurait quitté le territoire national pour s’installer au Canada avec sa famille.
Un mandat d’arrêt a été lancé contre les deux hommes.
Dans ce dossier complexe, un enseignant du CAFOP du Plateau, N. Kouadio, initialement poursuivi pour avoir retiré des chèques pour le compte d’un des accusés, a finalement été reconnu non coupable.
Le procureur de la République a requis l’arrêt des poursuites à son encontre. Si le tribunal suit ces réquisitions, il sera totalement blanchi.
Cette affaire met en lumière la vigilance accrue du Pôle Pénal Économique et Financier dans la lutte contre les infractions économiques en Côte d’Ivoire. Les montants évoqués , plusieurs milliards de FCFA témoignent de l’ampleur des détournements présumés et des mécanismes sophistiqués mis en place.
Le verdict du tribunal est désormais attendu. Il pourrait marquer un tournant important dans la répression des crimes financiers et renforcer le message de fermeté des autorités judiciaires ivoiriennes.
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