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Touba / Un mort et deux blessés dans un conflit foncier à Koro-Moako

  • Source: : Web-News | Le 16 juin, 2017 à 14:06:09 | Lu 327 fois | 0 Commentaires
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Touba / Un mort et deux blessés dans un conflit foncier à Koro-Moako

Un conflit foncier entre les villages de Koro Moako et Nibila, dans la sous-préfecture de Koro, vieux de plus de cinq ans, a dégénéré en affrontement le 11 juin entre les jeunes de Koro Moako et les burkinabés installés par le chef du village de Nibila sur les terres litigieuses, causant un mort, deux  blessés et un  disparu.

Les nommés Bakayoko Souleymane, Touré Tchètogba et Samassi Adama du village de Koro Moako, ont été mis aux arrêts le lendemain lundi.

« Ce conflit est né de l’installation des burkinabés sur nos terres et le refus de Nibila de procéder à la délimitation de nos deux villages et des terres qui s’étendent sur les quelque six kilomètres nous séparant », a dit le chef du village de Koro Moako, Vamoussa Bayo.

« Nous avions l’information que le chef du village de Nibila aurait installé des burkinabé sur nos terres. Il était nécessaire pour nous d’aller constater. C’est pourquoi, j’ai demandé à mes jeunes d’aller vérifier » a expliqué à l’AIP Vamoussa Bayo. Lors de cette patrouille, les jeunes ont découvert des pépinières et des plants de  cacao. Ils se sont mis à les détruire quand les burkinabé sont arrivés. Il s’en est suivi une bagarre qui a vu  le retrait des burkinabés, vu le grand nombre des jeunes de Koro Moako.

Par la suite, les burkinabé, sur le chemin du retour autour de 11 heures, ont créé une embuscade. Bakayoko Bangaly, revenant du champ, tombe dans cette embuscade et est battu à sang, le pied droit tailladé à la machette. S’étant rendu compte que ce dernier n’était pas impliqué dans les destructions de leurs pépinières, « les bourreaux » ont décidé de le conduire à l’hôpital, à Koro. Alors qu’ils l’embarquaient sur la moto, des jeunes du village de Koro Moako sont arrivés et les ont empoignés. D’autre burkinabé sont arrivés et dans la confusion, deux coups de feu ont été tirés.

A la suite de cette journée de ces échauffourées, il a été enregistré un mort (Bazié Aimé), deux blessés (Bangaly et Bazié) et un disparu (Bakayoko Abou). Une vingtaine de machettes ont été saisies par la gendarmerie.

« Jusqu’à ce jeudi 15 juin 2017, nous n’avons encore pas vu notre frère Abou. Quand on veut entreprendre des recherches, la gendarmerie qui surveille la zone litigieuse, nous en empêche », a affirmé Bakayoko Mamadou, président des jeunes de Koro Moako.

Lundi, le préfet du département de Koro, Attri Jean Cyrille a convoqué les protagonistes pour les inviter à l’apaisement. C’est à la fin de cette réunion, que Bakayoko Souleymane, Touré Tchètogba et Samassi Adama ont été mis aux arrêts. La gendarmerie a ouvert une enquête pour mieux situer les  responsabilités.

Le chef du village de Koro Moako, Vamoussa Bayo, à la tête d’une délégation de cinq personnes, a sollicité, mercredi, le concours du Conseil régional du Bafing. « Nous avons reçu le chef du village de Koro Moako et sa délégation. Ils nous ont expliqué la situation et sollicité notre implication dans la recherche d’une solution durable et définitive. Nous apporterons notre contribution car c’est notre devoir en tant qu’élu », a promis El Hadj Fofana Soualio, 3ème vice président du Conseil.

 

Auteur: AIP - Web-News


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