Affaire « les autorités étaient informées » sur les armes : Alors à quoi devraient-elles servir ?

  • Source: : Web-News | Le 30 octobre, 2017 à 10:10:14 | Lu 724 fois | 0 Commentaires
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Depuis l’affaire dite ‘’caches d’armes’’ dans la résidence de Bouaké de Koné Kamaraté Souleymane dit Soul to Soul, les proches de Soro ne cessent de faire des révélations. Dans les premiers jours, le directeur de la communication du président de l’Assemblée nationale avait cité Henri Konan Bédié, affirmant que cette affaire permettra de savoir la contribution financière de ce dernier dans l’achat d’armes pour renverser Laurent Gbagbo. Ils font également savoir qu’il existe plusieurs caches d’armes dans le pays. Récemment, avec l’arrestation et la détention à la Maca de Soul to Soul, les collaborateurs de Soro dont l’ex-ministre de Ouattara, Affoussiata Bamba, affirment que des autorités ivoiriennes étaient bien informées de la présence des armes dans la résidence du mis en cause. Ce sont six (6) tonnes d’armes de guerre composées de lance-roquettes, RPG7, mitrailleuses 12.7, fusils d’assaut AK 47, bombes pour les mortiers prêtes à l’emploi, qui ont prises chez Soul to Soul, selon le procureur de la République, Adou Richard. Mais le vendredi 27 octobre, dans un communiqué du bureau du procureur signé de son adjoint Kanga Yao, ce dernier répond aux pro-Soro que leurs déclarations « qui visent à mettre hors de cause l’inculpé, sont-elles sans incidence sur l’existence desdites infractions ».

Soit dit en passant, l’ignorance des autorités ivoiriennes, les hiérarques militaires en particulier, sur la présence de ces armes à Bouaké, dans des lieux où il ne faut pas, est étonnante. Au regard du simple fait que le général Soumaïla Bakayoko qui fut le chef d’Etat-major des Forces armées des forces nouvelles est le même qui fut à la tête des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) créées par Ouattara durant la crise post-électorale de 2011, jusqu’à son remplacement début janvier 2017.

Il serait très étonnant que ce dernier ignore que des tonnes d’armes reposent chez des civils, puisqu’elles ne sont pas dans les poudrières des casernes militaires. D’autant plus que, selon les pro-Soro, ces armes sont celles qui ont combattu Laurent Gbagbo. Un inventaire aurait permis de savoir que des armes sont dans la nature et les rechercher.

La réponse de Guillaume Soro sur cette découverte laisse croire que la chose n’était pas aussi secrète que ça. « Vous savez, j’ai assumé la rébellion des Forces nouvelles. Ce n’est donc pas pour une cache d’armes que je me serais défilé. Cela, dit, acceptez que je ne m’entende pas sur cette question, au nom du devoir de réserve qui est le mien, en tant qu’ancien premier ministre et ministre de la Défense », avait-il dit à Jeune Afrique, en juin 2017.

Qu’à cela ne tienne ! Dans ce jeu de ping-pong entre le pouvoir et ses alliés d’hier des Forces Nouvelles, il y a une question qui mérite des éclaircissements. Pourquoi ces armes étaient-elles entreposées là, au fond d’une piscine ? A quoi devraient-elles servir ? Pour le procureur, il s’agit d’un coup d’Etat en préparation des pro-Soro contre le régime Ouattara.

Mais s’il est vrai que les autorités savaient tout de cette poudrière, pourquoi ont-elles alors gardé ces armes quand elles ont détruit celles qui auraient été trouvées à la présidence de république, après le départ de Gbagbo ? Pourquoi ces armes n’ont été pas été déversées dans les poudrières de l’armée nationale comme les autres qui ont été récupérées ? Surtout qu’il y a eu un processus DDR (Démobilisation, désarmement et réinsertion) des ex-combattants parachevé par le pouvoir Ouattara en juin 2015. A quoi devraient servir ces armes. Certainement que le procès de Soul to Soul permettra aux Ivoiriens de mieux comprendre l’histoire de ces armes. 

 

 

Auteur: César DJEDJE MEL - Web-News


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