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Economie

Côte d’Ivoire : le réseau routier devrait atteindre 9.500 Km de routes revêtues en 2025

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Côte d’Ivoire : le réseau routier devrait atteindre 9.500 Km de routes revêtues en 2025

Le ministre ivoirien de l’Equipement et de l’entretien routier, Amédé Koffi Kouakou, a procédé ce lundi 26 février 2024, à Abidjan, à l’ouverture d’un séminaire international sur la performance des revêtements routiers en liant hydrocarboné dans le contexte de l’Afrique tropicale.


Ce séminaire international, qui se déroule du 26 au 28 février 2024, a pour objectif d’aider les administrations routières et les bureaux d’études techniques à choisir des revêtements routiers adaptés selon le contexte climatique, les trafics et la durée de vie de la chaussée.


Depuis son indépendance, en 1960, la Côte d’Ivoire a fait du développement des infrastructures routières, un levier de sa croissance économique. Cela s’est traduit par une évolution rapide du réseau routier qui est passé de 25.000 Km à plus de 82.000 Km à ce jour.


Amédé Koffi Kouakou a salué ce séminaire organisé, sur les berges de la lagune Ebrié, par le Comité national PIARC/AGEPAR de la Côte d’Ivoire (CNCI-Route). Ces assises ont enregistré la participation de plusieurs experts venus de l’étranger.


Au sortir de la grave crise postélectorale qu’a connue le pays de 2010 à 2011, le réseau routier a bénéficié, sous le leadership du président Alassane Ouattara, d’un investissement accru en vue de sa modernisation.


Selon le ministre Amédé Kouakou, les différents projets entrepris ont permis la construction de 260 Km d’autoroutes, l’aménagement et le bitumage de plus de 1.500 Km de routes interurbaines neuves, et le renforcement de plus de 2.000 Km de routes revêtues existantes, portant le réseau routier interurbain bitumé à plus de 8.100 Km dont 400 Km d’autoroutes.

Dr Amédé Koffi Kouakou, ministre de l’Equipement et de l’entretien routier

Aujourd’hui, la voirie urbaine bitumée totalise un linéaire de plus de 5.000 Km avec de nombreuses voies et autoroutes, a indiqué M. Amédé Kouakou, relevant que le portefeuille de projets en cours de réalisation devrait permettre de porter ce linéaire de routes interurbaines revêtues à 9.500 Km à l’horizon 2025.


Dans l’optique d’assurer un entretien plus adéquat de ce patrimoine routier, il a été instauré un droit d’usage de la route à travers la construction de postes à péage sur les voies nouvellement construites. Le pays dispose actuellement de sept postes à péage fonctionnels.


Malgré tous ces efforts consentis et les progrès enregistrés, la Côte d’Ivoire, comme la plupart des pays de la sous-région ouest-africaine, est confrontée au défi de la durabilité des routes. Les effets du changement climatique observés ces dernières années, avec les pluies diluviennes et le réchauffement climatique, ne sont d’ailleurs pas sans conséquences sur la vie des chaussées routières et leur capacité de résilience.


« Il en est de même du phénomène de la surcharge des camions lourds de transport de marchandises qui influence négativement la durée de vie de nos chaussées », a mentionné le ministre de l’Equipement et de l’entretien routier.


Pour prendre en compte le niveau de trafic observé sur certaines voies et routes structurantes du pays, les entreprises internationales de travaux recommandent de plus en plus à l’administration routière des bitumes modifiés ou additivés et les bétons bitumineux à modules élevés.

Cependant, « les hautes températures relevées dans les pays tropicaux comme le nôtre ainsi que la forte pluviométrie laissent dans l’incertitude nos experts quant au choix de ces types de revêtement », a-t-il poursuivi.


« Ce séminaire devra permettre à nos pays soumis à des variations élevées de températures et des perturbations météorologiques, dont les conséquences sont énormes sur la vie de nos infrastructures routières, de disposer d’un réseau routier durable et résilient », a déclaré Germain Kouakou Yao, le premier délégué PIARC/AGEPAR pour la Côte d’Ivoire.


Selon Germain Kouakou, le directeur général des Infrastructures routières, « dans l’estimation des projets routiers, le poids du poste couche de revêtement n’est pas négligeable et le choix du type de revêtement est également influencé par le niveau de développement de l’industrie routière et les équipements disponibles ».

Dr Arnaud Zagbaï Tapé, a, au nom du président de l’AGEPAR, le ministre malien de l’Environnement, de l’assainissement et du développement durable, Mamadou Samaké, fait savoir que le thème de ce séminaire s’inscrit dans les préoccupations de l’organisation et sera « discuté » bientôt à Ouagadougou.


Il s’est par ailleurs félicité de ce que ce séminaire international vise des solutions concrètes sur le bilan des différents revêtements bitumineux (typologie, domaine d’utilisation, caractéristiques) utilisés en Côte d’Ivoire et dans les autres pays africains.


M. Philippe Eponon, président du Groupement ivoirien du bâtiment et des travaux publics (GIBTP), association professionnelle du métier des routes en Côte d’Ivoire, a, pour sa part fait remarquer que « la performance du revêtement dépend en grande partie de la durée du service et de vie de la chaussée ».


« Il est bien connu que pour les couches de fondation et de base identiques, une chaussée n’aurait pas la même durée de vie, selon que la couche de revêtement est en enduit superficiel, en Sand-Asphalt ou en béton bitumineux », a-t-il rappelé.


En Afrique, la route supporte plus de 90% de tous les transports. Malheureusement, elles ne sont pas durables et se dégradent trop rapidement. Le Comité national de la Côte d’Ivoire pour l’Association mondiale de la route (AIPCR) et pour l’Association des gestionnaires et partenaires africains de la route (AGEPAR), veut à travers ce séminaire rechercher des solutions pour des routes résilientes et moins coûteuses.


Une réunion de lancement des Comités techniques de l’Association des gestionnaires et partenaires africains de la route (AGEPAR) est prévue les 5 et 6 mars 2024 à Ouagadougou. Ce séminaire qui a anticipé sur certaines réflexions, a enregistré la présence de M. Jean-François Corté, ancien secrétaire général de la PIARC.

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