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Xi Jinping obtient un troisième mandat de président de la République populaire de Chine

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Xi Jinping obtient un troisième mandat de président de la République populaire de Chine
Au pouvoir depuis 2013 et reconduit au poste de président une première fois en 2018, Xi Jinping a été réélu, sans surprise, à la présidence de la Chine vendredi 10 mars, lors d'un vote à l'unanimité des députés. Il va assurer un inédit troisième mandat de cinq ans.

2 952 votes ont été constatés à l’issue du dépouillement, dit le scrutateur devant la marée des délégués réunis au Grand palais du peuple ce vendredi ; 2 952 votes ont été récupérés, 2952 votes ont été validés. 

Xi Jinping est réélu à l’unanimité des présents, raconte notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde. 

Pas d’opposition, pas d’abstention et de longs applaudissements. Après dix ans d’exercice, le numéro un chinois a éliminé ses rivaux. Le vote, qui vient entériner une décision du 20e Congrès du PCC en octobre dernier, a une portée politique forte.

La dernière partie de la session parlementaire ce vendredi matin a été retransmise par la télévision centrale de Chine. 

Elle montre une élite rouge unie et rassemblée derrière le chef de l’État. Même chose pour la direction de la Commission militaire centrale nationale ; là aussi, pas un frémissement dans les rangs : 2 952 voix et applaudissements là encore pour la reconduction de Xi Jinping à la tête de chef des armées.

Casquettes blanches, bleues et kaki, voilà qu’une dizaine d’officiers des trois corps de l’Armée populaire de libération descendent jusqu’à la tribune en portant le livre rouge de la Constitution chinoise. 

Le symbole est censé rappeler l’importance de la Constitution après sa révision il y a cinq ans, pour supprimer la limite de l’exercice du pouvoir présidentiel et ouvrir la possibilité d’une présidence à vie.

Un grand timonier prêt à conduire le navire Chine dans la « mer agitée » des relations internationales

Les oppositions ont été étouffées et les hagiographes du régime célèbrent dans les médias officiels un retour à l’âge d’or de la dynastie des empereurs Song, quand les mandats des empereurs n’étaient pas limités. 

Le chef de l’État s’avance à la tribune, main sur la Constitution : « Je jure d'être fidèle à la Constitution de la République populaire de Chine, de défendre son autorité, d'accomplir mes devoirs statutaires, d'être fidèle à mon pays et au peuple, d'accomplir mes devoirs consciencieusement, d'être honnête et d'accepter le contrôle du peuple et de lutter pour l'édification d'un État socialiste moderne, fort, démocratique, civilisé, harmonieux et beau », déclare Xi Jinping qui se présente régulièrement comme le grand timonier prêt à conduire le navire Chine dans la « mer agitée » des relations internationales.

Ses défis restent nombreux à la tête de la deuxième économie mondiale, entre le ralentissement de la croissance, la chute de la natalité, les difficultés du secteur immobilier ou encore l'image internationale de la Chine à améliorer.

 Les relations avec les États-Unis sont, elles, au plus bas depuis des décennies, les contentieux étant nombreux, de Taïwan au traitement des musulmans ouïghours, en passant par la rivalité dans les technologies.

Xi Jinping a condamné cette semaine la « politique d'endiguement, d'encerclement et de répression contre la Chine » mise en place par « des pays occidentaux menés par les États-Unis » et qui « a entraîné des défis sans précédent pour le développement » du pays.

La réélection de Xi Jinping au sommet de l'État couronne une progression politique remarquable durant laquelle il est passé de responsable politique peu connu du grand public à dirigeant chinois le plus puissant depuis longtemps.

 Pendant des décennies, la République populaire de Chine, échaudée par le chaos politique et le culte de la personnalité durant le règne (1949-1976) de son dirigeant et fondateur Mao Tsé-toung, avait promu une gouvernance plus collégiale au sommet du pouvoir.

Septuagénaire à l'issue de ce nouveau mandat, le président réélu pourrait même potentiellement prolonger pour un nouveau quinquennat si aucun dauphin crédible ne s'affirme dans l'intervalle.

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