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Politique

Guillaume Soro lance un appel à l’opposition ivoirienne

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Guillaume Soro lance un appel à l’opposition ivoirienne
L’ancien Premier ministre, Guillaume Soro, en exil depuis 2019, montre la voie pour une alternance politique en 2025 en Côte d’Ivoire, dans un message de vœux pour l’année 2024.

« Je rappelle à l’opposition politique ivoirienne que l’union est la voie unique vers le changement et le retour à l’État de droit. Fédérons nos forces pour créer les conditions d’une compétition électorale équitable », a déclaré Guillaume Soro.

Il a exprimé sa « volonté de contribuer modestement à la construction d’une opposition forte, condition sine qua non d’une alternance crédible », un sentiment qui selon lui « demeure » encore, tout en appelant à un engagement résolu dans ce combat pour l’avenir du pays en 2024.

« Une fois encore, je demande la libération sans condition (des prisonniers politiques) pour que soit mis fin à leur souffrance et celle de leurs familles » ainsi que « la libération des prisonniers proches de l’ancien Président Laurent Gbagbo et de tous les autres prisonniers politiques », a-t-il affirmé.

Il a décrié « la gouvernance par la violation constante de l’État de droit » qui s’est installée en Côte d’Ivoire qui « ne doit pas perdurer », mais cesser, car « la démocratie doit être restaurée pour léguer une nation unie aux générations futures ».

« Pour 2024, je forme le vœu que notre pays renoue avec les véritables valeurs encourageant le débat d’idées plutôt que la répression sous prétexte de sécurité nationale », a-t-il ajouté, disant croire en « une Côte d’Ivoire plus forte, où l’opposition politique est perçue comme une force constructive ».

« Proche de ma terre natale, je demeure personnellement préoccupé par l’emprisonnement de plusieurs de nos concitoyens pour des raisons politiques. Je pense à nos amis de Générations et Peuples Solidaires, qui entament leur cinquième année de détention injustifiée », s’est-il insurgé.

Selon M Guillaume Soro, « le droit et la justice n’ont rien à voir avec leur maintien en détention ». Il a appelé à la « libération prisonniers politiques », notamment son ex-chef de protocole Koné Souleymane Kamaraté dit Soul to Soul.

Il a en outre énuméré le nom des autres détenus : Koné Ardiouma Hermann ; Kassé Kouamé Jean-Baptiste ; Fofana Abdoulaye ; Doumbia Youssouf dit Kader ; Silué Emmanuel ; Dosso Seydou ; Kamagaté Adama ; Bamba Souleymane ; Fofana Kouakou Konan et Traoré Lamine.

« Derrière les discours sur la croissance économique, l’augmentation du budget de l’État et les images des réalisations d’infrastructures, il suffit juste de gratter légèrement pour qu’apparaissent les angoisses quotidiennes de nos compatriotes face à l’inflation, au chômage des jeunes qui met en lumière la cruelle réalité du manque d’emploi qui les pousse à affronter les vagues mortelles de la Méditerranée. », a-t-il dit.

« La paupérisation des classes moyennes ainsi que le manque de soutien et d’opportunités pour les entrepreneurs nationaux, qui se trouvent étranglés face à des conglomérats étrangers bénéficiant du soutien sans faille de l’État, entraîne le délitement inexorable de nos entreprises nationales », a-t-il ajouté.

Pour Guillaume Soro, il existe une « corruption endémique » dans son pays, ainsi qu’une « corruption si répandue à tous les niveaux du gouvernement et de ses démembrements qu’elle entrave le développement » du pays.

« Nous sommes, en effet, tous témoins, indignés, du manque de transparence et de reddition de comptes de la part des dirigeants issus du RHDP (pouvoir), qu’ils soient au sein du gouvernement ou à la tête des entreprises publiques ou parapubliques », a-t-il poursuivi.

« Ceci crée deux catégories de citoyens : ceux qui ont droit à tout et ceux qui n’ont droit à rien. Les premiers ont une immunité tissée par leur appartenance familiale, leur allégeance politique au camp au pouvoir ; les autres, sont des sujets justes bons à traire pour entretenir le train de vie de ces dirigeants », est-il insurgé.

Concernant les droits humains, il estime qu’ils sont « régulièrement bafoués » et les « membres de l’opposition politique et de la société civile sont les premiers touchés ». Car, chaque jour, ils « goûtent à la vigueur de la répression des libertés civiles, à la censure, et aux discriminations de toutes sortes ».
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