Mobile Money : il garde 500 000 FCFA reçus par erreur et se retrouve devant la justice
« Le respect de la propriété est le fondement de toute société civilisée », écrivait le philosophe John Locke. Une maxime qui prend aujourd’hui tout son sens à l’ère du paiement mobile, devenu un outil incontournable dans le quotidien de millions de personnes.
Avec la multiplication des transactions numériques, les erreurs de transfert de fonds sont également devenues plus fréquentes. Mais lorsqu’un bénéficiaire décide de conserver une somme reçue par inadvertance, l’affaire peut rapidement dépasser le simple cadre d’une erreur technique pour devenir une question d’appropriation illégitime.
L’affaire impliquant D. A. M., gérant d’un point de service Mobile Money, en est une illustration. Alors qu’un client se présente pour effectuer une transaction, une erreur de saisie survient au moment de l’opération. Au lieu des 4 000 000 FCFA prévus, la somme de 4 500 000 FCFA est transférée au bénéficiaire.
Constatant l’erreur, D. A. M. entreprend immédiatement des démarches afin de récupérer le montant indûment perçu, soit 500 000 FCFA. Toutefois, le bénéficiaire présumé refuse de reconnaître avoir reçu cette somme supplémentaire.
Face à cette situation, le gérant décide de saisir la Police de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC). Une enquête est alors ouverte et aboutit à l’interpellation de Z. B. D. Lors de son audition, ce dernier conteste les faits qui lui sont reprochés. Cependant, les éléments recueillis par les enquêteurs permettent d’établir sa responsabilité.
Présenté devant le Parquet, Z. B. D. est poursuivi pour appropriation de bien d’autrui portant sur un montant de 500 000 FCFA. Les poursuites engagées reposent notamment sur l’article 1er de la loi n°2013-451 du 19 juin 2013 relative à la lutte contre la cybercriminalité, ainsi que sur les articles 60, 62 et 457 du Code pénal.
Cette affaire rappelle une réalité essentielle : dans l’univers numérique comme dans la vie courante, une somme reçue par erreur ne devient pas automatiquement un bien acquis. Le respect de la propriété, y compris lorsqu’elle est dématérialisée, demeure une obligation protégée par la loi.
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