Côte d’Ivoire: Bictogo, Thierry Tanoh, Jean-Marie Ackah, appellent à protéger les entreprises locales

  • Source: : Web-News | Le 29 septembre, 2017 à 15:09:00 | Lu 680 fois | 0 Commentaires
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Côte d’Ivoire: Bictogo, Thierry Tanoh, Jean-Marie Ackah, appellent à protéger les entreprises locales

Les patrons d’entreprises africains sont d’avis que les Etats africains protègent les entreprises locales face aux multinationales. La question du protectionnisme a fait surface lors du panel de haut niveau, à l’ouverture de la 6e édition de la CGECI Academy, vendredi 29 septembre 2017, à l’hôtel ivoire. Le débat a été suscité par la projection d’un reportage montrant des exemples de réussite dans certains pays africains (Nigeria, Ethiopie et Sénégal) où les gouvernements ont accompagné des entrepreneurs locaux en les finançant, ou réduisant leurs taxes par rapport aux entreprises étrangères, ou en fermant carrément certains secteurs aux entreprises étrangères pour favoriser les initiatives locales.

Réagissant à ces trois politiques, Kaba Ansoumane, président du CNP, patronat de la Guinée, a affirmé qu’il faut protéger les entreprises locales par rapport aux entreprises étrangères très solides et fortes financièrement et bien rodées. Kaba a souhaité le financement des entreprises locales, un accès au marché étranger. « Si on veut avoir des champions nationaux, il faut les aider, les protéger…. Si nous ne protégeons nos entreprises, nous ne pourrons pas être des champions nationaux, ni internationaux », a-t-il dit.

L’ex-ministre et homme d’affaires Adama Bictogo, bien qu’il ne fasse pas partie des panelistes, a demandé la parole et soutenu les politiques des trois pays cités et le point de vue de Kaba. Il a voulu qu’au niveau des espaces Uemoa et Cedeao, les accords sur le droit de s’implanter et le droit à la libre circulation soient respectés, que les Etats acceptent l’implantation des entreprises d’autres pays de l’espace, que certains secteurs soient exclusivement réservés aux sociétés nationales, comme en France. « En France, si vous n’êtes pas Dassault, vous ne pouvez avoir certains marchés », a-t-il affirmé, soulevant des applaudissements. Aussi, est-il d’accord que les entreprises locales bénéficient de faveur au niveau de la fiscalité.

Si pour Jean-Marie Ackah, président de la CGECI, une entreprise doit se caractérisée par sa bonne gestion, le soutien du gouvernement par la création d’un marché de capitaux et un système de financement et une ouverture des marchés sous régionaux à travers le respect des accords pour lever tous les obstacles, l’Etat doit véritablement soutenir les champions nationaux. « Des mécanismes de protection doivent être mis en œuvre.  Soit l’Etat intervient sous forme de subvention, soit à travers des mécanismes de protection ».

Quant à Thierry Tanoh, ministre ivoirien des mines et pétrole, il a également soutenu l’idée d’une protection des entreprises locales, mais de façon « temporaire » à des personnes de confiance, des modèles de réussite, de peur de tuer la compétitivité et rendre la vie difficile aux populations. 

 

Auteur: César DJEDJE MEL-Ivoirematin.com - Web-News


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