Violences politiques à Korhogo : Le Comité ivoirien des droits de l’Homme réclame une enquête judiciaire

  • Source: : Ivoirematin-News | Le 11 juillet, 2018 à 13:07:52 | Lu 344 fois | 0 Commentaires
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Violences politiques à Korhogo : Le Comité ivoirien des droits de l’Homme réclame une enquête judiciaire

 

Dans une déclaration relative aux évènements meurtrières survenus à Korhogo lors de l’Assemblée générale du Réseau des Amis de Côte d‘Ivoire, le Comité Ivoirien des Droits de l’Homme (CIDH) a condamné les violences et la mort de Soro Kognon et interpellé les différents acteurs politiques et les populations sur ma nécessité de préserver la paix. Le Comité a réclamé une enquête judiciaire pour la punition de ces violences

LES FAITS

- Le Samedi 7 juillet 2018, un groupe d’individus armés de gourdins et de machettes s’est attaqué aux membres de la coordination du Réseau des Amis de Côte d’Ivoire (RACI) de Korhogo, rassemblés en assemblée générale devant le domicile du député Soro Kanigui, Président du RACI.

Cette attaque a occasionné un (1) mort répondant au nom de SORO KOGNON, membres du RACI et plusieurs blessés graves.

ANALYSE DES FAITS

Le Comité Ivoirien des Droits de l’Homme (CIDH) en tant qu’organisation œuvrant pour la promotion et la défense des Droits de l’Homme en Côte d’Ivoire, tient à condamner énergiquement cette atteinte aux Droits Humains. Cette attaque est une entrave à la liberté de rassemblement, à la liberté d’expression et une atteinte grave du droit à la vie. La protection du droit à la vie est une priorité pour notre organisation car la vie humaine est sacrée. La lutte contre les exécutions sommaires et arbitraires demeure notre cheval de batail.

Par ailleurs, le CIDH tient à adresser ses sincères condoléances à la famille éplorée et lui assure de son soutien pendant cette période d’épreuve.

 

RECOMMANDATIONS ET INTERPELLATIONS

A l’ endroit de l’Etat :

L’Etat est le garant des libertés et des droits des citoyens. A cet effet, il doit assurer la sécurité, la liberté de rassemblement, d’expression dans le respect des opinions et des différences idéologiques. Il est le premier garant du droit à la vie.

A l’endroit des acteurs politiques :

Vu le fait que la Cote d’Ivoire a une histoire et qu’elle sort d’une longue période de crise qui a occasionnée de graves violations des droits de l’Homme, nous en appelons à l’apaisement et au sens de responsabilité de chacun. La lutte politique ne doit pas être le lieu de violences politiques et d’atteintes aux droits de l’Homme. La Cote d’Ivoire n’a que trop souffert de ces pratiques longtemps ancrées dans les actions politiques.

À la population :

Nous appelons les populations au calme et au sens de la citoyenneté. Elles doivent s’abstenir de tout acte de violence commanditée par les politiques.

Etant donné que nous sommes à l’approche d’échéances importantes concernant les municipales et la présidentielle, il serait souhaitable d’être vigilant tout en cultivant un esprit de Paix.

À la Justice :

Nous recommandons de manière incessante, une enquête judiciaire, à l’effet d’identifier de manière formelle ces violateurs du droit à la vie et de les traduire devant les tribunaux compétents. Car l’impunité est un facteur majeur de conflit. 

 

Fait à Abidjan, le 09 Juillet 2018 

Le PCA du CIDH

FONDIO Vazoumana

 


Auteur: César DJEDJE MEL - ivoirematin.com - Ivoirematin-News


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