Après sa libération au Ghana, Pickass reçoit les coups de fil de Gbagbo et Blé Goudé

  • Source: : Web-News | Le 28 mars, 2019 à 18:03:13 | Lu 1282 fois | 0 Commentaires
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Damana Adia Pickass était doublement heureux, hier mardi 26 mars 2019. Il était en extase pour avoir été libéré après son arrestation, la veille, par International criminal police organization (Interpol ou en français, l’Organisation internationale de police criminelle -Oipc-) et surtout pour les nombreux coups de fil qu’il a reçus dont ceux de Laurent Gbagbo, son leader, et de Charles Blé Goudé.

Le Vice-président du « Parti de Gbagbo » en charge de la politique de la jeunesse et du service civique nous a confirmé, par téléphone, après sa libération, dans l’après midi d’hier mardi, avoir effectivement échangé avec les ex-co détenus de la Cour pénale internationale (Cpi).

« Dès que j’ai été libéré aux environs de 15 h, le président Gbagbo est entré en contact avec moi à partir du téléphone du ministre Koné Katinan. Il m’a encouragé. Il m’a demandé de rester serein et prudent. Le président Gbagbo a dit qu’il était heureux de ce dénouement. Il faut signaler que depuis le début, il est resté permanemment attaché au dossier. Il l’a suivi… », a rapporté le Vice-président de la Coordination du Front populaire ivoirien (Fpi) en exil, Damana Pickass.

Concernant le coup de fil de Charles Blé Goudé, qui est en liberté sous conditions aux Pays-Bas, il a confié ceci : « Blé Goudé m’a appelé. J’ai bien apprécié son coup de fil. On a bien rigolé…C’est vraiment le frère qui m’a appelé. J’ai été très ravi de son soutien. Il a dit ne pas comprendre que dans un tel contexte, on puisse encore inquiéter un exilé. Il m’a aussi donné de ses nouvelles ».

Parlant de son moral, il a soutenu qu’il était au beau fixe. « Mon moral, ça va. On est préparé à affronter toutes sortes de difficultés. La route vers la liberté et la souveraineté est jonchée d’obstacles et de difficultés », a-t-il souligné, revenant sur son arrestation.

Il a expliqué qu’il s’était rendu, lundi 25 mars 2019, aux environs de 11 h, dans les locaux de la Direction de l’immigration à Accra. Objectif : se faire établir une sorte de carte de séjour pouvant faciliter ses voyages.

« C’est dans les vérifications qu’ils se sont rendus compte qu’il y avait un mandat d’arrêt contre moi. La Direction de l’immigration m’a donc remis à Interpol Ghana », a fait savoir l’ex-collaborateur de Guillaume Soro à la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci).

 Les circonstances de l’arrestation

Selon lui, son arrestation est liée surtout au mandat d’arrêt de 2017 émis par les autorités ivoiriennes suite à des attaques de commissariats de police et de Brigades de gendarmerie en Côte d’Ivoire. Pickass a confié avoir indiqué à ceux qui l’ont arrêté qu’un Directeur de la Police criminelle avait soutenu, publiquement, à Abidjan, que ces attaques sont l’œuvre de bandits. Autre argument qu’il a mis en avant, c’est l’ordonnance prise, le 6 août 2018, par le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara. Le pro-Gbagbo a fait savoir qu’il leur a dit qu’il pouvait traduire en Anglais, cette ordonnance pour eux. Mais, selon lui, les agents d’Interpol n’ont pas pris en compte ces éléments. Ils auraient fait savoir qu’Abidjan ne leur a pas signifié la prise d’une quelconque ordonnance d’amnistie. Ils auraient ajouté qu’ils attendent la réponse des autorités ivoiriennes avant toute décision.

S’étant rendu compte que l’affaire prenait des proportions inquiétantes, la galaxie pro-Gbagbo au Ghana, avec à sa tête le Porte-parole de Laurent Gbagbo, Koné Katinan Justin, s’est fortement mobilisée. Outre les alertes lancés sur les réseaux sociaux, ils ont confié le dossier à des avocats et activé « plusieurs réseaux…».

En dépit de cette mobilisation, Damana Pickass a quand même passé la nuit au sein d’un poste de Police à Accra.

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Auteur: linfodrome.com - Web-News


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